Quelle est votre stratégie de digitalisation pour votre reporting statutaire non financier ?

Digital Strategy for Statutory Nonfinancial Reporting
15 Janvier 2020

La communication des informations non financières est vitale pour la gestion de la transition vers une économie mondiale durable.

Le reporting non financier, aussi connu sous le nom d’extra-financier, pré-financier ou environnemental, social et de gouvernance (ESG), ne dépend plus simplement de la bonne volonté de l'entreprise de le réaliser. Il s’agit maintenant d’une exigence de reporting statutaire, grâce à la directive 2014/95/UE.

La directive impose aux grandes entreprises d’intérêt public qui emploient plus de 500 salariés de communiquer leurs informations non financières aux autorités locales compétentes, ce qui accroît les exigences de reporting statutaire d’environ 6 000 sociétés et groupes dans toute l’Union Européenne (UE).

Un autre facteur accentue la complexité de cette tâche : depuis la dernière crise financière, les membres du G20 ont publié plus de 50 000 documents réglementaires ayant des répercussions sur les entreprises d’intérêt public. Les réglementations, en raison de leur volume, de leur diversité et de la rapidité à laquelle elles évoluent, sont désormais beaucoup plus difficiles à comprendre, à interpréter et à assimiler de manière progressive et systématique pour les acteurs de la conformité.

Compte tenu des risques financiers élevés en cas de non-respect des principales exigences législatives, il est temps de penser à la stratégie qu’utilise votre entreprise pour ses données de conformité.

Deux grands chalenges pour les processus de reporting statutaire

1. Des autorités réglementaires multiples et des mécanismes de reporting volontaire

La divergence réglementaire, c’est-à-dire l’application de réglementations variables entre différentes juridictions, complique le reporting statutaire.

D’après un rapport récent de la Fédération internationale des comptables (IFAC), les divergences d'interprétations et des pratiques prudentielles, des cadres réglementaires fondamentalement différents et des définitions réglementaires ou de données différentes augmentent sensiblement les risques de conformité et constituent les principales difficultés pour les équipes de reporting statutaire des entreprises.

Le processus de création de rapports statutaires mobilise beaucoup de temps pour la collecte des données structurées et non structurées et leur manipulation sous différents formats pour de nombreux rapports (internes et externes). En fait, une société réglementée de l’UE communique des données financières et non financières à environ 14 plateformes de déclaration différentes dans une seule juridiction.

2. Les « vérités » multiples des informations de reporting statutaire à travers la société

L’architecture des données d’une entité définit comment celles-ci sont collectées, conservées, transformées, distribuées et utilisées. Aujourd’hui, l’approche du reporting statutaire dans de nombreuses entreprises comporte des risques. Des équipes multiples, qui contribuent notamment au reporting de développement durable, juridique, des ressources humaines ainsi qu’à d’autres rapports statutaires, opèrent souvent en silo et adaptent leur propre approche et méthodologie en fonction de lois, de réglementations et d’attentes du marché de plus en plus complexes.

Les informations conservées dans toute la société et le long de ses chaînes d’approvisionnement ont une valeur mesurable importante pour le processus de reporting statutaire et doivent être traitées comme un atout. Ne pas exploiter les précieuses informations de reporting statutaire que contiennent les documents traditionnels, les tableurs, les présentations et les rapports ad hoc revient à limiter sérieusement la valeur des données et la manière dont elles sont utilisées.

D’après une étude d’EY, près de 75 % des entreprises utilisent au moins six systèmes de reporting différents, par exemple des systèmes ERP, CRM et HCM. Cependant, les données exportées et déconnectées de leur source sont privées de contexte et pourraient perdre leur cohérence. Pour compliquer encore la donne, les pièces justificatives de conformité sont souvent gérées indépendamment entre de multiples services, entités et systèmes.

Ces méthodes décentralisées donnent lieu à une hausse des dépenses, des redondances, et même pire, à la déclaration de données porteuses de « vérités » multiples aux autorités réglementaires.

Connectez vos données et ayez confiance dans vos rapports statutaires avec un cadre de gouvernance des données amélioré

Pour répondre aux exigences de divers environnements de reporting statutaire, les entreprises prévoyantes élaborent des cadres de stratégies de données améliorés reposant sur le concept d’une source unique de vérité connectée à des applications multiples de la vérité.

Ces cadres permettent aux utilisateurs d’unifier, d’enrichir et d’explorer les données à l’échelle grâce à une préparation des données avancée puis de créer une source unique de données connectées pour le reporting et l’analyse. À mesure que les informations sont modifiées à la source, des plateformes dans le Cloud permettent une mise à jour automatique à travers toutes les instances reliées dans les présentations, les rapports et les tableurs.

À l’heure actuelle, les exigences de communication réglementaire ont sensiblement accru les risques liés à la conformité des activités business. Lorsqu’une entreprise ne tient pas compte des répercussions de ses actions sur ses actionnaires, ses clients, ses collaborateurs et les marchés, elle s’expose à une publicité négative et à des atteintes pour sa réputation, même si elle n’a enfreint aucune loi.

Les aspects pratiques des données du reporting statutaire, bien qu’ils ne soient pas aussi passionnants que l’analyse de la croissance du chiffre d’affaires présentée dans d’impressionnants tableaux de bord, n’en restent pas moins d’une importance vitale pour une conformité réglementaire de haute qualité. Le développement d’une culture de gestion intelligente des données ne devrait donc pas être seulement l’affaire des CFO, des CIO et des Chief Revenue Officers, mais de l’ensemble des cadres dirigeants, à commencer par le CEO.

Les entreprises sont confrontées à une pression grandissante pour améliorer continuellement leur performance, créer de la valeur, fournir une plus grande transparence, minimiser l’impact sur les ressources naturelles et être socialement responsables. Afin d’être à la hauteur de ces nombreuses attentes, elles ont besoin de nouvelles méthodes pour rassembler et communiquer les informations supplémentaires (de plus en plus axées sur les informations ESG non financières) recherchées par les investisseurs, les analystes et d’autres acteurs. Elles ont également besoin d’une vision plus évoluée pour prendre en charge et entretenir ces nouveaux types de communication.

Prenez contact avec Workiva si vous souhaitez savoir comment nous pouvons vous aider dans votre stratégie numérique pour le reporting statutaire des données non financières.