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6 questions-réponses sur l'ESG : qu'est-ce que le reporting ESG et en quoi change-t-il ?

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6 min de lecture
Date de publication : 20 juillet 2021
Last Updated: 31 May 2022

La nécessité d'établir des rapports précis sur les données environnementales, sociales et de gouvernance (ESG) est de plus en plus importante. Malgré les réglementations en vigueur dans l'Union européenne (UE), le contenu exact des rapports ESG est encore source de confusion. 

Les nouvelles propositions saluées par la Commission européenne concernant une Directive sur la publication d'informations en matière de durabilité par les entreprises (Corporate Sustainability Reporting Directive, CSRD) visent à résoudre ce problème. Mais pourquoi et comment est-ce que la façon dont les questions ESG sont divulguées évolue ? Quelles entreprises seront touchées ? Et qu'est-ce que cela signifie pour votre entreprise ? 

Les rapports ESG divulguent des données non financières qui premettent aux entreprises de rendre compte des questions d'éthique. Plus précisément, ces rapports attestent des efforts déployés par les entreprises pour réduire les émissions d'énergie, lutter contre le changement climatique, accroître l'efficacité de la gestion des déchets, améliorer la santé et le bien-être des employés, favoriser la diversité, l'égalité et l'inclusion (DEI), avoir un impact sur la communauté au sens large, ou encore garantir une rémunération équitable des dirigeants, pour ne citer que quelques exemples. 

Les entreprises dotées de solides indicateurs ESG ont bénéficié de leurs efforts. McKinsey and Company indique cinq façons dont l'ESG crée de la valeur : réduction des coûts (en diminuant la consommation d'énergie et d'eau), réduction des interventions réglementaires et juridiques, renforcement de la motivation des employés et augmentation de la productivité, optimisation des investissements à long terme et possibilités d'augmentation du chiffre d'affaires. 

Ce dernier point (potentiel d'augmentation du chiffre d'affaires) a été confirmé par la récente enquête que nous avons menée auprès d'investisseurs ordinaires, qui montre que 50 % des investisseurs britanniques, 66 % des investisseurs allemands et 66 % des investisseurs français accordent une grande importance à ce qu'une entreprise soit alignée avec leurs convictions morales avant d'investir.

Le reporting ESG n'est pas nouveau ; les entreprises de l'UE s'affirment déjà comme leaders mondiaux de l'ESG. Dans une certaine mesure, ces progrès peuvent être attribués à l'introduction de la Directive sur le reporting extra-financier (Non-Financial Reporting Directive, NFRD) en 2017. Mais la NFRD a également été largement critiquée par les investisseurs et les entreprises. Ces derniers estiment que le cadre de reporting de la NFRD ne confère pas assez de transparence, ni assez d'assurance ; ils n'aiment pas le fait que l'expression « extra-financier » implique que les données ESG n'ont pas de pertinence financière et, en fin de compte, ils n'ont pas confiance dans les données présentées dans les rapports. 

Ces critiques sont les principaux moteurs des nouvelles propositions de la Commission européenne pour le CSRD. En conséquence, les données financières et non financières vont être inextricablement liées. 

L'impact principal de la CSRD sera ressenti par le Directeur financier/la Directrice financière. Auparavant, l'ESG était une préoccupation pour les équipes chargées du développement durable ou de la communication d'entreprise. Mais si, ou quand, les propositions arrivent, elles entreront dans le processus de reporting annuel. Le CSRD fera converger la finance et la durabilité, car l'ESG fusionne avec le Reporting électronique harmonisé européen (ESEF). Voici les principaux éléments des propositions de la Commission européenne : 

  • Les exigences de l'UE en matière de reporting sur la durabilité s'étendront à toutes les grandes entreprises et à toutes les sociétés cotées (à l'exception des micro-entreprises cotées)
  • Les audits externes (assurance) des informations divulguées (« assurance limitée ») seront obligatoires
  • Les paramètres relatifs aux données à communiquer deviendront plus précis, les entreprises devant se conformer aux normes européennes obligatoires en matière de reporting sur la durabilité.
  • Le reporting CSRD fera probablement partie du rapport financier annuel

En pratique, cela signifie que le Directeur financier/la Directrice financière et son équipe devront collecter et analyser des données provenant de sources diverses et disparates. Les données non financières côtoyant directement les données financières, il est essentiel que les processus de reporting ne soient plus gérés en silos. 

Habituellement, le message transmis par les entreprises sur leur santé et leur réussite dépend presque entièrement des informations financières. Désormais, les données ESG apporteront plus de précision. Les entreprises qui peuvent communiquer de manière claire et précise un argumentaire amélioré se démarqueront de la concurrence.  

Alors que le Directeur financier/la Directrice financière commence à réfléchir à la façon de réorganiser les processus de reporting annuel avant l'entrée en vigueur du CSRD, il/elle doit le faire en respectant certains impératifs essentiels : 

1. Mettre en place une couverture complète avec un processus de bout en bout

Il est essentiel que le Directeur financier/la Directrice financière ait une visibilité sur l'ensemble du processus étendu de reporting annuel. Il/elle a besoin d'exercer un contrôle important afin de se fier aux données présentées dans son rapport final. S'il/si elle centralise le processus et travaille à partir d'une plateforme unique, il/elle peut effectuer un suivi complet de toutes les données et des modifications associées, de la première entrée de données dans son système à la finalisation des rapports. 

2. Collecter et connecter toutes les données, où que vous soyez 

Il/elle doit également avoir confiance en sa capacité à accéder à ces nouvelles données. Il s'agit de données qui relèvent d'équipes non financières et qui peuvent être réparties sur plusieurs sites. En centralisant la collecte de données, le Directeur financier/la Directrice financière peut garantir la cohérence des données dont il/elle a besoin pour créer des rapports à l'attention des investisseurs. 

3. Créer des flux de travail collaboratifs 

Le processus de reporting annuel est déjà assez compliqué — ajouter de nouvelles données, de nouvelles équipes et de nouveaux sites ne fait que renforcer cette complexité. En créant des processus collaboratifs, le Directeur financier/la Directrice financière éliminera de nombreuses pertes de temps, réduira le volume de vérifications finales approfondies à effectuer et améliorera le travail d'équipe entre les différents services.   

Ces changements auront un impact direct sur près de 50 000 entreprises de l'UE. À l'heure actuelle, seules 11 000 entreprises sont soumises aux exigences actuelles de la Directive RSE. 

Il s'agit notamment d'une directive qui ne s'applique qu'à l'UE. Maintenant que le Royaume-Uni a quitté l'UE, il se concentre sur le mandat de la Task Force on Climate-related Financial Disclosures (TCFD) (Groupe de travail sur les informations financières relatives au climat). Bien qu'il soit prévu que les propositions figurant dans la CSRD doivent être conformes à celles mises en avant par le TCFD, le mandat éventuel spécifique au Royaume-Uni ne se concentrera que sur la communication des données relatives aux problèmes environnementaux. 

Il y a quelques étapes avant que les entreprises de l'UE ne doivent se mettre en conformité complète avec le mandat. Une fois la proposition clôturée et les commentaires reçus, le Parlement européen et le Conseil négocieront un texte législatif définitif.

Dans le même temps, l'EFRAG (European Financial Reporting Advisory Group) commencera à travailler sur un premier ensemble de projets de normes de reporting en matière de durabilité. Son objectif est de les avoir prêts pour la mi-2022. La date d'entrée en vigueur du mandat dépend de la rapidité avec laquelle le Parlement européen et le Conseil parviendront faire progresser leurs négociations. 

Dès maintenant, les entreprises ont la possibilité de se préparer au changement. Elles ont suffisamment de temps pour repenser leurs processus de reporting annuel afin de pouvoir collecter et analyser en toute confiance des données provenant d'équipes avec lesquelles elles n'ont peut-être eu qu'une interaction limitée par le passé. Si elles prennent dès maintenant le temps d'accroître leur agilité, de développer des capacités de gestion en temps réel et d'améliorer l'intégration dans l'ensemble de leur écosystème, elles seront en mesure de faire face à ces exigences supplémentaires avec facilité. 

Découvrez comment la plateforme Workiva est utilisée pour fusionner les données ESG et ESEF.

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